Deutsche Welle - 24 février 2011
A new card game has taken France by storm: It's called Plan Social and the objective is to rid yourself of your employees as fast as possible, so you can relocate yourself to a totalitarian country with cheaper labor.In the wake of the global financial crisis, the new card game appears to have hit a nerve in France. With many people fearing for their jobs, the game gives even ordinary people a chance to act like shareholder or a CEO. But not everyone thinks it's funny - some critics insist the game is unethical..
ARTE -
Metropolis - 09/04/2011.
France Inter
Service Public - émission du vendredi 17 décembre 2010
"C'est vendredi toutes les opinions s'expriment dans Service Public".
Dans la Chronique de Raphäl Yem, le jeu "Plan social" de John-Harvey Marwanny.
Autour de la table : Sonia Devillers, Vincent Nouzille, Matthieu Scherrer
(rédacteur en chef de Management) et Isabelle Giordano.
Isabelle Giordano trouve le jeu "absolument abject" et "espère qu'il ne se vend pas".
Plan Social : ça dégraisse là maintenant.
Un jeu révolutionnaire.
On aurait même pu dire LE jeu révolutionnaire de ce siècle si John-Harvey Marwany n'était pas un homme si pudique sous ses aspects de personnage à poigne.
Révolutionnaire d'abord de par ses mécanismes audacieux que d'aucuns militants asociaux d'extrême gauche ont qualifié de copie du "8 Américain" ou du "Uno" (pour les plus éduqués d'entre eux). C'est évidemment avec de tels arguments faussement critiques que ces réfractaires à l'évolution économique mondiale cachent leur nauséabonde idéologie totalitaire en se camouflant sur les aspects mécaniques d'un produit pour en faire oublier l'essentiel.
L'audace, c'est justement , dans "Plan social" de savoir réemployer des systèmes efficaces et économiques pour obtenir un processus optimisé digne de porter au cœur du public un message clair, éduquant, rentable et humaniste. Car quoiqu'en disent ses détracteurs, la réussite de John-Harvey Marwany, il la doit aussi à son humanisme pragmatique.
Ce spécialiste en conseil entrepreneurial n'est pas avare de sa longue expérience et de sa réussite personnelle. Après avoir réalisé quelques best-sellers désormais incontournables, il investit avec une rare intelligence et sans concessions le domaine ludique.
"Plan social" permet à tout un chacun de comprendre combien il est important de replacer l'homme décideur au centre de l'économie et combien son rôle d'allègement des charges sociales et des ressources humaines est primordial pour pouvoir être toujours à flot dans cette économie désormais mondialisée.
Chacun va donc pouvoir éprouver grâce à un système simple mais prégnant la nécessité d'alléger la santé de son entreprise en se séparant des employés (de toute catégories salariales d'ailleurs, le jeu n'est pas politique) englués dans un système économique trop lourd pour arriver à délocaliser dans un pays émergent et ami afin justement d'offrir à ces mêmes personnes des produits de consommation abordables permettant de relancer plus solidement l'économie de notre pays.
Comme il est difficile parfois de faire passer des messages simples. Comme il est ardu de briser les tabous. Heureusement, il existe des gens comme John-Harvey Marwany qui savent prendre leurs responsabilités tout en proposant un nouveau vecteur pour la pensée moderne.
Extrait de L'Edition Spéciale du 8 janvier 2008 avec Daphnée Burki
et John-Harvey Marwanny en duplex exclusif pour
ses almanachs "365 jours pour
réussir - monsieur" et "365 jours pour réussir - madame".
Thomas Chauvineau, dans son "journal de bord", s'entretient avec le président
directeur général de la Marwanny Corporation : le sieur John-Harvey
Marwanny lui-même. Emission Radiophonique "Eclectik" de Rebecca Manzoni
(France Inter) du 6 Septembre 2008.
Pour assurer la promotion de son guide pratique de correspondance institutionnelle
et commerciale : "Lettres d'insultes", John-Harvey Marwanny a fait appel à son
vieil ami Richard Branson, patron de la multinationale Virgin et buveur de cola
devant l'Eternel. Virgin Radio, le 14 avril 2008.
« Comment
réussir une lettre d'insulte »
Puisque c'est tout
un art, un recueil propose 15 exemples de ces lettres très peu convenables.
A lire, à ne surtout pas copier. Les "Lettres d’insultes, mon
guide pratique de correspondance institutionnelle et commerciale" de John-Harvey
Marwanny (de son vrai nom Jean-Hervé Marouin) ne sont absolument pas politiquement,
ni socialement, ni même humainement correctes. En vérité,
elles sont même odieuses… mais drôles. Quinze lettres en tout,
quinze condensés d’expressions scabreuses, de comparaisons scatologiques,
de jurons anatomiques, bref, de vulgarités qu’on ne saurait prononcer
sans rougir. Mais à lire, quelle délectation !
Et ceci d’autant plus que les destinataires de ces lettres d’insultes
sont précisément ceux à qui nous aussi, un jour dans notre
vie, avons eu envie de balancer ces gracieusetés si douces à l’oreille
: le banquier-arnaqueur, l’agent administratif qui ne comprend pas ce qu’on
lui dit, l’inspecteur de la redevance qui ne veut pas admettre qu’on
puisse vivre sans télé, le facteur qui vient toujours quand vous êtes
absent, l’amoureux(se) en passe de devenir l’-ex…
Renouveler son vocabulaire
Petit florilège des expressions inventives rencontrées dans ces
letrres : "un système chiatique", "eunuques merdocéphales", "se
lustrer le chibre" -ou la variante : "se faire mousser le chibre"-, "Je
vous pisse à la raie" (merci Les Nuls et leur Cité de la Peur)… et
des plus croustillantes que la décence nous impose de cacher ici.
Vous l’aurez compris, ce recueil est idéal pour renouveler en
un rien de temps (les quinze lettres se lisent bien vite) un vocabulaire injurieux
devenu pauvre en expressions particulièrement désobligeantes.
D’ailleurs, si vous vous sentez la verve insultante, lâchez-vous.
John-Harvey Marwanny prépare pour la fin de l’année de nouvelles
lettres d’insultes, son "autre guide de correspondance administrative
et commerciale" et vous propose d’envoyer vos meilleures lettres insultes
qui, promet-il, "seront examinées par notre comité d’experts
en épistolographie". Une condition quand même : il faut être
inventif et ne pas faire de faute d’orthographe. Après, à vous
de vous défouler !
« Pour vos correspondances, voici
un manuel de lettres d'insultes. »
«Insulter, tout un art». La phrase mise en exergue sur ce drôle
de livre annonce la couleur: il s'agit d'un recueil de «Lettres d'insultes» à destination
de - au choix - la SNCF, le Père Noël qui a oublié que c'était
censé être Noël pour vous aussi, votre patron qui vous «tape
sur le système», votre propriétaire qui a «encore augmenté votre
loyer» ou ces fichus médias qui «défendent des petits
points de vue d'intellectuels foireux en tapant sur tout ce qui n'est pas bien
pensant».
Le livret, hilarant, disponible autour du 10 avril moyennant 5 euros, fait état
des situations malencontreuses vécues par n'importe quel citoyen normalement
constitué (visite à l'ANPE, billet de train impossible à échanger,
boîte électronique saturée de mails, pertes récurrentes
au Loto). Et même si ces «lettres d'insultes» sont impossibles à envoyer
dans la réalité, sous peine de brouille définitive, ou de
procès pour calomnie, elles ont le mérite de défouler. C'est
le résultat de l'ironie piquante d'un certain John-Harvey Marwanny, auteur
au nom américanisé (il s'appelle en fait Jean-Hervé Marouin)
qui habite à Rennes et qui édite, sur un ton professoral remanié au
dix-huitième degré, des ouvrages aux titres surréalistes
(un agenda intitulé «365 Jours pour réussir, madame»; «La
méthode Marwanny pour gérer le changement dans la continuité»; «La
méthode Marwanny pour accompagner, et (re)cadrer les membres de son équipe»).
Correspondance casse-tête
Cependant, ce «guide pratique de correspondance institutionnelle et commerciale» a
beau n'avoir qu'une vocation humoristique, il pose une vraie question: comment
communiquer avec les institutions et les services commerciaux réputés
injoignables ou/et inopérants?
Face à ce défi aussi exaspérant qu'un casse-tête chinois,
un autre guide pratique («Toutes les lettres pour agir», éd.
Francis Lefebvre, 26 euros) consacre 508 pages à donner des exemples de
lettres-types «juridiquement irréprochables» adaptées à toute
forme de réclamation (contester une facture, suspendre sa ligne de téléphone,
demander un délai aux impôts, etc.).
Le match entre lettres officielles et lettres d'insultes
Prenons un exemple. Pour refuser l'augmentation d'un loyer, les «lettres
d'insulte» recommandent de s'adresser ainsi à son propriétaire: «Vos
caniches nains de l'agence immobilière Couëssin du Boisirou nous
ont fait parvenir votre augmentation de loyer sans le moindre retard (.). J'aurais
aimé en tout cas que vous soyez aussi enthousiaste quand je vous tiens
au courant de toute sorte de travaux à effectuer. Depuis quatre ans maintenant,
vous vous gardez bien de donner le moindre signe de vie quand un nouveau pan
de l'appartement tombe en ruines.»
Pour une réponse plus efficace et moins «personnelle», préférez
la préconisation de «Toutes les lettres pour agir» qui conseille
une formulation du type «le montant proposé me paraît excessif
par rapport aux loyers du voisinage. Vous trouverez ci-joint cinq références
démontrant qu'un loyer mensuel de (.) serait déjà dans la
moyenne supérieure».
« John-Harvey Marwanny, personnage burlesque et fictif, est l'auteur
d'un recueil de lettres d'insultes types à destination des institutions.
Nous lui avons écrit.
Cher John-Harvey,
C'est avec plaisir que je prends la plume pour vous parler de votre ouvrage Lettres
d'insultes, guide pratique de correspondance institutionnelle et commerciale.
Ce recueil, pour le moins décalé, m'a fait sourire et m'a plutôt
amusé. Certains courriers sentent viscéralement l'énervement
et l'exaspération, un sentiment pas très noble, mais terriblement
humain.
« Tout le monde s'est déjà retrouvé dans des
situations où l'on a envie d'écrire des lettres d'insultes. Nous
avons tous vécu des situations absurdes ou des journées calamiteuses »,
expliquez-vous, en énumérant certaines inepties repérées
dans le fonctionnement de nos grandes institutions comme la banque ou la SNCF.
Je suis tout à fait d'accord avec vous, mais l'ouvrage apparaît,
au premier abord, comme un recueil de grossièretés et de mots crus,
déclinés à toutes les sauces. « De l'écriture
spontanée », vous défendez-vous. Je présume néanmoins
que votre livre fera soupirer certains lecteurs peu enclins au second degré.
Dans une démarche assumée, vous revendiquez l'absurdité et
le mauvais goût de vos écrits épistolaires. « Un
ressort de l'humour », dites-vous. Je vous l'accorde. Et puis, cette
expression instinctive, que cristallisent les insultes, reste fédératrice
et populaire, dans le bon sens du terme. Cela explique sans doute le succès
de votre livre. Des étudiants aux branchés parisiens, tout le monde
se l'arrache. À tel point que vous en êtes déjà au
troisième tirage en imprimerie. Félicitations.
À l'image d'un Coluche, faut-il voir, derrière vos gros mots, une
critique de certains aspects de la société ? Vous évoquez
souvent « les dysfonctionnements et les absurdités » de
notre système. Je sais que « la frénésie de consommation » vous
insupporte au plus haut point. Derrière chaque insulte, il y a d'abord
une frustration. Commentaire social et bonne vieille farce potache, votre livre
est tout cela à la fois. »
« Un guide pratique pour les lettres
d'insultes. »
«Insulter, c'est tout un art», dixit John Harvey Marwanny. Après
l'agenda pour les winneuses, le président de la Marwanny Corporation livre
un guide pratique de correspondance institutionnelle et commerciale sous forme
de lettre d'insultes. Un ouvrage fort utile au vu des nombreux correspondants
méprisables qui peuplent le monde épistolaire.
Comment remercier l'Anpe pour son aide précieuse, faire comprendre à votre
patron qu'il vous tape sur le système, ou décliner les offres alléchantes
des spammeurs. pour toutes ces questions quotidiennes, ce petit fascicule apporte
son lot de lettres-types jubilatoires. Un peu dans la veine des lettres de non-motivation,
Lettres d'insultes se doit de figurer dans votre bibliothèque.